Hôpital Raymond-Poincaré

Mis à jour le 16/09/2026

Situé à Garches dans les Hauts-de-Seine, l'hôpital Raymond-Poincaré est spécialisé dans la prise en charge d’adultes et d’enfants souffrant de troubles neuro locomoteurs lourds et invalidants, innés ou acquis, et leurs complications (escarres…). Il dispose également d’un service de chirurgie orthopédique et plastique développé : chirurgie de l’épaule, de la hanche, du genou, du pied et de la cheville. Plusieurs autres activités médicales sont organisées dans l’établissement (réanimations médicales adulte et enfants, maladies infectieuses…).

Doté d’un plateau technique performant incluant la rééducation et la balnéothérapie, il est également centre de référence « maladies rares » dans plusieurs domaines comme les maladies neuromusculaires, le syndrome d’Ehlers-Danlos non vasculaire, la maladie de Fabry et les hypersomnies rares.

Il est le seul établissement de santé en Ile-de-France équipé d’un caisson hyperbare  au sein de son service de réanimation médico-chirurgicale permettant la prise en charge de patients adultes et enfants. Il est siège du SAMU des Hauts-de-Seine et est doté d’un SMUR.

Centre universitaire rattaché à l’UFR Simone Veil-santé de l’Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, il est également un centre de recherche et d’enseignement.

L’hôpital Raymond-Poincaré constitue avec les hôpitaux Antoine-Béclère (Clamart), Bicêtre (Kremlin-Bicêtre), Maritime de Berck (62), Paul-Brousse (Villejuif), Ambroise-Paré (Boulogne-Billancourt) et Sainte-Périne (Paris 16ème), le groupe hospitalo-universitaire AP-HP. Université Paris-Saclay.

  • 1159 professionnels au service des patients

  • 280 lits

  • 10347 séjours dont 6 220 en hospitalisation partielle (HP)

  • 308 en soins de suite et de réadaptation (SMR)

  • 33 701 consultations externes

L’hôpital-hospice Raymond-Poincaré ouvre le 14 décembre 1936 alors que sa construction décidée en 1929 et entreprise depuis 1932 est à peine achevée. Il s’élève sur les terrains contigüs à la fondation Brézin  (aussi connue sous la dénomination d’hospice de la Reconnaissance) à Garches. Dans un premier temps, son activité médicale se concentre sur le soin des adultes chroniques exceptés les malades tuberculeux et cancéreux. En janvier 1944, l’autorité militaire allemande s’installe dans les locaux de l’hôpital de Garches. L’administration décide de transférer les malades de Raymond-Poincaré vers la fondation Foch  de Suresnes. Elle réquisitionne l’institution privée Foch et les premiers patients s’installent le 1er février 1944 dans l’établissement nommé pour l’occasion hôpital temporaire Poincaré-Foch. À la fin de l’année 1945, Raymond-Poincaré est remis à l’Assistance publique et les patients soignés à Poincaré-Foch réintègrent les locaux de Garches.

Peu à peu l’établissement change d’activité médicale : il se dote d’un centre de rééducation pour patients sortis d’un service de chirurgie osseuse, puis d’un centre de traitement et de réadaptation pour les personnes atteintes de poliomyélite, avant de s’élargir aux soins des paraplégiques. En 1996, il conserve sa destination centrée autour de la rééducation, la réadaptation, la réanimation, l’orthopédie et la traumatologie. Il compte 602 lits contre 1 325 en 1960, tandis qu’en 1998, l’hôpital gère 452 lits.

 

Qui était Raymond Poincaré ?

Raymond Poincaré est un homme d’État français. Ministre à plusieurs reprises, Président du Conseil des ministres puis Président de la République de 1913 à 1920, Raymond Poincaré fut l’une des plus grandes figures politiques de la IIIe République. Il fut également l’un des personnages centraux de la Première Guerre mondiale.